|
|
|
Formation
Peugeot créé un bac pro de mécanique
Dès septembre prochain, le constructeur français
va offrir la possibilité à des jeunes de suivre un
baccalauréat professionnel à Saint-Brieuc. Une première
en France.
Le constructeur automobile Peugeot
va créer un Baccalauréat professionnel de mécanique
à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) en septembre 2001, une
première en France qui servira de test pour la création
d'autres structures d'enseignement à travers le pays, a indiqué
mardi l'organisme formateur.
Une vingtaine de jeunes de terminale
effectueront leur formation de maintenance automobile en alternance
exclusivement au sein de l'entreprise, a expliqué Jean-Pierre
Stéphan, directeur adjoint de l'Institut supérieur
des technologies automobiles, organisme public chargé de
la formation de plus de 300 jeunes, du CAP au BTS.
"La section Peugeot nous garantit
une formation technique spécifique, ainsi que des locaux
et du matériel", a précisé M. Stéphan.
Cette expérience, dont Peugeot
est à l'initiative, servira de test pour l'ouverture d'autres
centres du même type dans le nord, l'est et le sud de la France,
a-t-il ajouté.
( 06/02/2001 )
|
|
Logistique
Toyota
réduit ses stocks grâce à Internet
Réduire
les stocks, les retours de commandes et les coûts de transport
dans les trois prochaines années, tel est l'objectif de la
filiale américaine qui utilise, pour y parvenir, un système
de prévision basé sur Internet.
Anticiper
la demande des clients pour adapter ses stocks, c'est le but de
tout constructeur. La filiale américaine de Toyota a prévu
de réduire de moitié l'approvisionnement quotidien
de ses stocks, grâce à un système de prévision
basé sur internet, appelé "Monarch project" (le projet
monarque).
Parallèlement,
la filiale compte abaisser de 30% la moyenne de ses retours de commandes
et de 25% ses coûts de transport pour les trois prochaines
années.
L'année
dernière, Toyota avait déjà mené une
opération similaire dans le but réduire ses stocks
par l'utilisation d'internet.
(
09/02/2001 )
|
|
Nous
les consommateurs
AU
SECOURS!!!
S'agit-il
d'un problème de formation chez nos mécaniciens, nos
garagistes? Un concessionnaire automobile aurait-il détecté
le problème plus rapidement et effectué la réparation
d'une manière plus adéquate... ou encore, avons-nous
affaire à un trouble difficile à repérer et
ce; même avec toutes les connaissances et les expériences
disponibles au monde. Vous savez, ce genre de problème qui
pourrait provenir de 36 sources différentes et qu'il faut
être chanceux pour les diagnostiquer rapidement. Quelle est
l'importance des classifications des comités paritaires devant
un cas comme celui-ci, les travailleurs sont-ils surclassés.
Une classification des ateliers mécaniques aurait-elle permis
à ce consommateur de mieux identifier la qualité de
travail des ateliers qu'il a choisi pour ses réparations
automobiles? Sommes-nous en général structurés
pour bien servir nos consommateurs, nos mécaniciens prennent-il
«des chances» face au diagnostic sur une réparation
à effectuer et à quel % cela se produit-il?
Le
défi
L'événement que nous vous décrivons ci-dessous
est véridique, jusqu'à aujourd'hui, le problème
de ce consommateur n'est toujours pas réglé. Si vous
pensez connaître la solution, faites-la parvenir au fax: 514-645-2974.
Les réponses seront publiées dans notre édition
d'Août 1999.
Mise
en situation
Je suis un consommateur qui possède une Ford Escort 1995,
familiale, power steering, air conditionné, automatique et
moteur 1.9 dont le kilométrage est de 169,000 km. Au niveau
mécanique, elle n'a pratiquement rien coûté
jusqu'à maintenant. Mon problème actuel est celui-ci:
quand le moteur tourne plus de 40/50 secondes dans les embrayages
P et D et que le véhicule est en arrêt, le moteur étouffe.
Le moteur ne marche plus. Je dois alors repartir le véhicule.
Cette situation est plus particulièrement désagréable
quand j'attends sur une lumière rouge, car je dois constamment
serrer les freins avec mon pied gauche et peser sur l'accélérateur
avec mon pied droit pour maintenir le régime du moteur assez
haut pour ne pas étouffer et me faire crier après
par les autres automobilistes dès que la lumière tombera
verte.
Première
facture
Mercredi dernier, je me présente au petit garage du coin
dont j'avais remarqué la présence. Après m'avoir
écouté, il a «checké» le moteur.
Finalement, il dit que l'huile était trop basse, que j'avais
oublié d'en mettre. Il en a rajouté et dit que c'était
correct.
Deuxième
et troisième factures
Jeudi, je pars très tôt car je dois aller en campagne.
Tout à coup, en plein sur l'autoroute alors que je roulais
à 110 km, le moteur s'éteint, le démarreur
ne marche plus et plus rien ne marche dans l'auto. On me remorque
chez un garagiste qui d'après les commentaires à 30
années d'expérience et qui est excellent. Après
avoir beaucoup vérifié le moteur, filage, batterie,
filtre à air, etc. le mécanicien m'informe que l'alternateur,
une courroie et 4 bougies doivent êtres remplacés.
Je pense qu'il a raison. Une fois qu'il a rechargé la batterie,
et que l'auto est remise en marche, je constate avant de repartir
que l'auto étouffe encore. Il suggère de remplacer
le diaphragme ce qui coûtera 100.00$ de plus, mais il ne peut
pas confirmer un résultat positif à mon problème.
Je repars sans effectuer cette réparation.
Quatrième
facture
Vendredi, je choisis de me diriger chez une grande bannière
dont j'ai vu la publicité à la télévision.
Ils font une inspection complète de l'auto et ils utilisent
une machine qui a un ordinateur dedans, dans les mains, il a une
autre machine que c'est marqué O T C dessus. Une fois qu'on
m'a montré l'équipement et l'atelier je vais m'asseoir
dans une salle d'attente à l'avant. Au préalable,
on m'a dit qu'il fallait nettoyer les injecteurs. Plus tard, on
m'informe que le travail est terminé, que tout est correct
et que le moteur tourne à 550 au rpm comme il se doit.
Je repars du garage et à la troisième lumière
rouge, trois rues plus loin, je fais encore crier après moi
par un automobiliste parce que «mon maudit char» bloque
encore le trafic, le moteur a étouffé. Je réalise
alors que rien de mon problème n'est réglé
et que le moteur a toujours le même problème.
À date je suis rendu à 636.19$ de dépenses
et le problème n'est toujours pas réglé. Quoi
faire... jusqu'où vais-je être obligé de payer?
Est-ce que les mécaniciens des ateliers indépendants
sont incompétents ou bien est-ce que l'auto est finie? Quelqu'un
va-t-il me dire quoi faire... est-ce que seul un concessionnaire
automobile peut trouver ce problème... garagistes du Québec,
on attend votre réaction!
|
|
Déductions
fiscales pour l'achat d'outils
Les
techniciens de l'industrie automobile fustigés
par les gouvernements.
Montréal
- Selon les divers commentaires recueillis par le Journal LE MÉCANICIEN
les gouvernements fédéral et provincial ont créé
de sérieuses déceptions chez les intervenants, les
associations professionnelles et les dizaines de milliers de techniciens
en réparations automobiles de notre industrie en ignorant
complètement leurs demandes de déduction fiscales
pour l'achat d'outils servant dans l'exercice de leurs fonctions.
En
effet, dans le dépôt des derniers budgets les gouvernements
ont «tassé du revers de la main» les demandes
de nos techniciens en réparations automobiles. Ça
ne fait pas partie des priorités... semble-t-il!
L'attitude
désinvolte du ministre Bernard Landry envers les travailleurs
et les petits entrepreneurs de l'industrie automobile commence sérieusement
à faire jaser dans le milieu, semble-t-il. Rappelons qu'a
leur réunion annuelle de l'an dernier des membres de l'ASA
déclaraient que M. Landry avait laissé tomber les
garagistes après leur avoir promis son appui dans l'affaire
de la distribution de la gazoline. On se rappellera que les nombreuses
fermetures de petits garages ont causé la perte de plus de
12,000 emplois au Québec. Rappelons aussi la satisfaction
de M. Bernard Landry lorsqu'il a constaté dans le rapport
de l'IGIF que les carrossiers devaient absorber entièrement
dans leurs coûts d'opérations les frais occasionnés
par les autos de courtoisie. «C'est bon pour les consommateurs»
devait-il déclarer, sans se soucier de la situation économique
précaire dans laquelle se trouve une majorité de nos
carrossiers. Dites donc, cher Monsieur Landry... et, les avenants
FAQ-20; est-ce que c'est bon pour les consommateurs?
D'après
des informations reçues au journal, «un gars qui travaille
en bicycle à pédales» a maintenant droit à
des déductions fiscales de plus de 10.00$/jour, nos gouvernements
peuvent-ils nous justifier pourquoi «un gars» qui a
dû suivre des années de formation, et qu'en arrivant
sur le marché du travail, doit faire face à de sérieux
investissements pour acheter des outils pour gagner sa vie; pourquoi
ce dernier n'a-t-il pas droit à aucun avantage fiscal? Les
lecteurs avertis du Journal LE MÉCANICIEN ainsi que les agents
de presse de monsieur Landry comprendront que nous ne cherchons
pas à dénigrer le travail qu'il accomplit pour le
Québec, mais, en même temps Landry et son gouvernement
ne peuvent plus continuer d'ignorer les demandes de l'industrie
automobile.
Sherbrooke
- De l'avis de certains mécaniciens de la région de
Sherbrooke les coûts onéreux générés
pour l'achat d'un coffre d'outils de travail sont un important facteur
de découragement pour nos jeunes qui voudraient faire carrière
dans le métier de technicien en réparation automobile.
Pour obtenir un emploi intéressant dans notre industrie,
il faut posséder un coffre d'outil complet, de confirmer
un mécanicien de 20 ans d'expérience. Un vrai coffre
d'outils en 1999, ça peut rapidement se chiffrer jusqu'à
6,000$ d'investissement et plusieurs de ceux qu'on appelle: LA RELÈVE,
sont dissuadés de continuer dans ce métier parce qu'ils
se sentent incapables de faire face à cette énorme
dépense. Désenchantés, une bonne partie d'entre
eux vont «vivoter en occupant des jobines ici et là»
et ça va durer une année ou deux. Un peu plus tard,
ils vont renoncer à leur rêve et finiront par se recycler
dans un autre métier connexe ou bien ils quitteront définitivement
l'industrie automobile. Les 3 mécaniciens d'expérience
avec lesquels l'envoyé spécial du Journal LE MÉCANICIEN
a obtenu une rencontre, nous confirment qu'ils ont constaté
à plusieurs reprises au cours de leurs carrières respectives,
que des jeunes faisant preuve de très grands talents en mécanique,
ont quittés parce qu'ils avaient été démoralisés
dès le début de leur carrière.
Les
gouvernements auront beau investir des millions de dollars dans
la formation, ça ne réglera jamais le problème
de nos jeunes qui veulent s'intégrer dans l'industrie. C'est
pareil pour les personnes de 30 ans et plus qui sont déjà
sur le marché du travail, ou encore, certains petits garagistes;
vous pouvez bien leur parler de formation et de nouvelles technologies,
mais ils n'ont pas d'argent pour s'acheter les nouveaux outils correspondants.
Peut-être certains lecteurs penseront-ils... mais enfin, des
outils ça ne coûte pas si cher que cela. Dites-vous
que ce n'est pas tout le monde qui se trouve dans une situation
financière avantageuse telle que la vôtre.
Tant
et aussi longtemps que notre relève ne bénéficiera
pas de facteurs plus incitatifs pour l'achat des outils on pourra
s'attendre à voir une bonne partie de cette relève
se démoraliser au tout début de leur carrière
et changer de métier, et cela; c'est beaucoup de temps perdu,
beaucoup d'argent perdu en formation et, enfin, plusieurs rêves
qui ne seront pas réalisés. Ceci sans compter que
notre industrie ne peut pas se passer de la relève.
Nos
3 mécaniciens ont préféré ne pas mentionner
leurs noms pour ne pas impliquer leurs employeurs respectifs ainsi
que leur syndicat dans cet article.
|
|
Le
droit et l'automobile
Une
petite réparation coûteuse
Attention
au chalumeau
Par:
Me Luc Lachance, avocat LL.B.
Dans
un jugement récent, la Cour du Québec a accueilli
une action de subrogation d'une compagnie d'assurance contre un
garage. Dans cette affaire, la compagnie d'assurance après
avoir payé son assuré propriétaire d'un véhicule
suite à un incendie qui en avait partiellement détruit
l'intérieur poursuivait le garage pour près de dix
mille dollars (10 000,00$). La compagnie d'assurance attribuait
la responsabilité de l'incendie au garage qui aurait utilisé
un chalumeau en tentant de découper les boulons qui reliaient
les extrémités du collecteur d'échappement
et du tuyau d'échappement. L'employé du garage aurait
trop chauffé cet endroit ce qui aurait entraîné
une surchauffe de plancher du véhicule et provoqué
l'incendie des matériaux situés à l'intérieur
du véhicule dans cette zone. Une expertise préparée
par un expert de la compagnie d'assurance en venait à cette
conclusion. Évidemment. l'expert du garage tirait une tout
autre conclusion. Cet expert n'avait cependant pu examiner le véhicule,
son expertise ayant été faite à partir de photographies
prises par l'expert de la compagnie d'assurance et à partir
d'essais réalisés sur des matériaux provenant
de véhicules identiques. L'essai fait avec la partie du véhicule
identique ne permettait pas de conclure que l'élévation
de la température sous le plancher de l'habitacle du véhicule
avait provoqué l'incendie.
La Cour a eu à peser la probabilité de chacun des
témoignages des experts et conclu que l'observation du véhicule
incendié amenait une meilleure preuve qu'une déduction
faite à partir d'essais et de photos.
En conclusion, même s'il n'y avait aucune preuve directe que
l'incendie s'était déclaré suite à l'utilisation
du chalumeau par l'employé du garage, la Cour reconnut tout
de même le garage responsable de l'incendie au véhicule.
|
|
AU
QUÉBEC
Les
consommateurs sont-ils
coupables d'abus?
Chaque
fois qu'un consommateur insiste trop fortement auprès d'un
carrossier en vue d'obtenir gratuitement l'utilisation d'une auto
de courtoisie celui-ci comment bien innocemment un acte absurde
envers les carrossiers qui assurent le service de réparation
automobile au Québec. En effet, ce consommateur place tout
le monde en pleine contradiction; on exige du carrossier un service
qu'il n'a plus les moyens de fournir gratuitement et d'un autre
aspect on exige aussi un programme de qualité totale ce qui
entraîne des dépenses très onéreuses
pour nos carrossiers.
Il faut comprendre que les dépenses administratives et de
coûts d'achats des produits ont énormément augmenté
depuis les dernières années, les frais d'opérations
aussi; chauffage, électricité, taxes, impôts
et salaires et avantages sociaux. La marge de profit est tombée
et les taux horaires sont archaïques, imaginez on paie encore
34.00$ dans les grands centres (taux horaire de 1982 qui était
de 28.00$ à 32.00$) en dix-huit années ces taux horaires
n'ont pratiquement pas bougé. Les carrossiers font preuve
de complaisance parce qu'ils craignent de se retrouver sans travail.
À long terme ces abus, voir ces excès de nos consommateurs
seront préjudiciable pour la collectivité et la société
en général. N'est-ce pas que des organismes tels que
l'APA (association de protectrice des automobilistes) J.E., LA FACTURE,
etc., se complaisent à bûcher sur le dos de nos propriétaires
d'ateliers quand l'occasion se présente. On aimerait bien
aussi qu'ils fassent l'éducation de leurs protégés.
les consommateurs.
Pour en revenir aux autos de courtoisie, les assureurs sont les
partenaires principaux des ateliers de carrosseries et nous croyons
qu'il est grand temps d'établir une concertation sur ce sujet
afin que nos carrosseries cessent d'être pénalisées.
Allons-nous favoriser un avenir prometteur pour nos carrossiers
professionnels ou promouvoir la survivance des fonds de cour en
empêchant nos carrossiers sérieux de survivre financièrement.
Quelqu'un doit réfléchir sur l'expression «Vivre
et laisser vivre» et ça presse.
|
|
|